Good times gonna come , Aqualung .

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Je suis une menteuse. Sourires en plastique. Je suis lasse de faire comme si. Ma vie a beau présenter certains aspects indéniablement positifs, je suis malheureuse, au ras du sol, la gueule dans le béton. Rien n'a changé, je suis toujours cette même méduse solitaire échouée sur le sable dégueulasse. Avec cet ignoble goût d'échec entre les dents, la marque de l'élastique dans les cheveux, les cernes sous les yeux, et le coeur à babord, ficelé comme un cadavre dans un sac en toile tâché de toutes parts. Les organes qui tanguent à m'en coller le vertige, à m'en sortir du corps. Rien ne sert de croire s'en tirer, se retrouver sur la case départ, les poches trouées et les cheveux sales n'a rien d'original mais plutôt de systématique. L'automatisme de la ronde maudite dont on ne peut sortir, même avec une scie à métal dans les mains. Le plus malheureux étant de continuer à croire que je puisse un jour vaincre mon démon. Tragédie aveugle sur la face dentée du couteau. A s'en décoller chaque parcelle de peau. Et s'en voir tomber les yeux dans le panier de douleurs spasmodiques qui nous suit comme un chien fidèle. Les volutes s'égarent et se dissipent au lieu de pénétrer les plafonds. Comme quoi quand on s'évertue à tirer vers le haut, il y a toujours quelque chose qui nous arrête. Note: acheter une perceuse avant de remettre les pieds à Fightland. Quoiqu'ailleurs, toutes les routes se ressemblent.
Vomir son dédain depuis son orbite .

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Good times gonna come , Aqualung .
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# Posted on Wednesday, 18 February 2009 at 9:56 PM

Je mangeais ses cheveux sans m'en apercevoir, tout doucement dans l'obscurité, au rythme des basses endiablées .

Je mangeais ses cheveux sans m'en apercevoir, tout doucement dans l'obscurité, au rythme des basses endiablées .
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Il faisait froid dans ma vie alors j'ai ressorti chandelier, bûches obèses, et me suis occupée de leur cas à coup d'allumettes humides restées sur le rebord du balcon, jusqu'à voir ma tapisserie se décoller et cramer sur les coins, et ma moquette décéder au point de me laisser entrevoir l'appartement du dessous. En réalité, je me suis contentée de réhausser le chauffage électrique. Mais ça m'alla très bien. En petite peste aigrie, comme on fait la moue devant les yaourts aux fruits quand on a quatre ans et qu'on veut se rebeller contre l'autorité alimentaire parentale imposée. En fumant, l'insouciance aux tempes, la fumée aux lèvres; d'une classe magistrale. Peut-être que j'aimais, je ne me souviens plus. Ma mémoire est floue. Je vieillis. J'étais amoureuse de la fille sur le mur. C'était pas tellement glorieux. Ou sans doute que si. Mais je me souviens mal. On m'amputa bien vite d'une lourde saucée de souvenirs en tout genre. D'où la névrose en plastique et les cartes cornées dans mes poches. Le tarot, ça me fout les jetons, et la tête dans le pop-corn. J'eus beau espérer, il ne se décida jamais à me coller la tronche dans le mur. Je finis par placarder sur tous les photomatons son numéro de téléphone en souhaitant que, par chance, un homosexuel septuagénaire finirait par laminer sa boîte mms de photos hot bien ridées. Mais jamais la cécité espérée n'opéra. Il continua de voir bien clair, à mon grand désespoir. Du coup, j'ai bougé mon cul, et je lui ai embroché chaque globe occulaire avec un cure dent. Nous étions au restaurant, un chouette et chic endroit, où l'on servait des plateaux de fruits de mer à pas moins de soixante trois euros par personne. Après cette entreprise obligatoire, je n'ai pas manqué de me purger les mains avec les rince-doigts prévus à cet effet. La langouste était très bonne et le crabe bougeait encore dans mon assiette, ce qui me décida à sortir griller un cigare cubain dans le taxi. Il avait un goût de Mc Chicken croisé Kinder Bueno White. Péniblement j'ai sorti mon petit buste par la fenêtre entrouverte en fredonnant une merde d'Eve Angeli, puis je vomis sur un pak-pak vendant des roses qui passait un peu trop près de ma limousine hâchée. Comment se retenir face à une tronche si improbable. Mon coeur n'a pas supporté, ou peut-être était-ce mon foie, mon estomac, mes intestins, ou que sais-je d'autre. J'ai donc gerbé mon cigare, non sans beaume à l'âme, et sans m'excuser, évidemment. Comme j'ai naturellement la poisse, il était inévitable qu'une soudaine envie de baiser s'agrippe à mon cerveau (entre autre); alors je me suis dirigée vers la chapelle voisine pour que le prêtre me raisonne. En entrant je l'ai trouvé sodomisant une brebis derrière l'autel. ça me déprima. J'ai donc décidé d'appeler la ministre du zoo psychiatrique du seizième, et nous terminâmes au sexodrome, sirotant un sandwitch à la mayo et mâchant bestialement un café salé en cette aube sournoise. Bon, mieux vaut que je me pieute. Sans quoi je vais finir à sniffer les acariens de mon poilu tapis Ikea.

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# Posted on Saturday, 14 February 2009 at 8:03 PM

' Grand Guignol & Varietes '

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Coagulation réflexionnelle instable .

Déceptions/désillusions, one more time .




Le temps passe. Les temps changent.

Ces heures qui s'écoulent, intarissables mais formelles. Irrattrapables.


Les saisons se succèdent les unes après les autres, visiblement différentes ou non. Les ères s'enchaînent comme de minuscules pièces de puzzle pratiquement inimbriquables. Et mes tempes se vident, lourdes devant le vide, lourdes du vide. D'un temps à un autre, certains axes ne se pratiquent plus, ou alors plus dans le même sens. Foncièrement, c'est ça qui fait mal. Se voir emprunter un sentier d'une familiarité indéniable et échouer Dieu sait où sur un morceau de route inconnue, dans la solitude oppressante d'un nulle part déchu inqualifiable. On croit savoir les choses, on croit connaître les gens, certains; tout du moins on espère. Mais rien n'y fait, pas même les temps précieusement accumulés, pas même l'intensité, pas même la volonté. Tout ça pour finir déportée sur une plage mazouteuse d'incertitudes, en venir à se demander qui est vraiment celui ou celle qu'on s'est imaginé connaître tout ce temps. Où j'en suis, je l'ignore fichtrement. Où je suis, pareillement. Ce que j'attends, ce que je souhaite et espère, pas davantage. The black hole. Th time out. La petite mort parenthésique sans remède. Si ce n'est l'espoir, déjà bien entamé, qui ne sauve plus que de légers fonds de tiroirs. Je ne retrouve plus les clés, je ne retrouve plus la porte, je ne retrouve plus de visage familier. Est-ce que je sais seulement sous quelle forme cette phase transitoire me laissera m'échapper de cette putain de chrysalide médusée qui me lie corps et âme? Probablement pas. Je ne sais pas ce qui m'attend, et j'en arrive même à me demander de ce qu'il en était véritablement par le passé. Où est-ce que je vais, où est-ce que j'allais, ou est-ce que je suis allée, où est-ce que j'irai, du pareil au même, les équations bidons sans résulats, c'est pas pour moi. Je n'en peux plus du mur qui jamais ne cède. Dynamite fallite. S'il ne croule pas vite, je rentre dans mon box et deuillerai le temps qu'il faudra. 'Car tout s'efface et tout s'achève', en finalité. Refuser l'impasse une fois pour toute.



Anesthésie sentimentale. Le mal jusqu'au mal.


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# Posted on Monday, 02 February 2009 at 4:45 PM

Edited on Monday, 02 February 2009 at 5:19 PM

Killer Queen

Killer Queen
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She keeps Moet et Chandon
In a pretty cabinet
'Let them eat cake' she says
Just like Marie Antoinette
A built-in remedy
For Khrushchev and Kennedy
At anytime an invitation
You can't decline

Caviar and cigarettes
Well versed in etiquette
Extraordinarily nice


She's a Killer Queen
Gunpowder, Gelatine
Dynamite with a laser beam
Guaranteed to blow your mind
Anytime

Recommended at the price
Insatiable an appetite
Wanna try?

To avoid complications
She never kept the same dress
In conversation
She spoke just like a baroness
Met a man from China
Went down to Geisha Minah
Then again incidentally
If you're that way inclined

Perfume came naturally from Paris
for cars she couldn't care less
Fastidious and precise


Drop of a hat she's as willing as
Playful as a pussy cat
Then momentarily out of action
Temporarily out of gas
To absolutely drive you wild, wild
She's out to get you


Recommended at the price
Insatiable in appetite
Wanna try?
You wanna try.


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# Posted on Saturday, 31 January 2009 at 7:27 PM

Lunar Camel , Nicotine Stain, et puis ce fruit étrange pour le quatre-heure

Lunar Camel , Nicotine Stain, et puis ce fruit étrange pour le quatre-heure

# Posted on Friday, 07 November 2008 at 7:40 PM

Edited on Thursday, 13 November 2008 at 5:52 PM